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"Quand je dis: "passons aux barbares", je ne dis pas de passer aux radicaux (...) Je crois voir le Souverain Pontife consommer ce que nous appelons de nos voeux depuis
vingt ans: passer du côté des "barbares", c'est-à-dire du camp des rois, des hommes d'Etat de 1815, pour aller au peuple. Et en disant: "passons aux barbares", je demande que nous fassions
comme lui, que nous nous occupions du peuple qui a trop de besoins et pas assez de droits, qui réclame avec raison une part plus complète aux affaires publiques, des garanties pour le travail et
contre la misère, qui a de mauvais chefs, mais faute d'en trouver des bons (...) Nous ne convertirons peut-être pas Attila et Genséric, mais Dieu aidant, peut-être viendrons-nous à bout des
Huns et des Vandales." Frédéric Ozanam (Le Correspondant, février 1848)
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