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Frédéric-Antoine Ozanam (1813-1853) est le principal fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Originaire de Lyon, il fait son droit à Paris. A la
Sorbonne, il est onfronté à un athéisme hostile et borné, qui reproche au clergé de rester indifférent aux problèmes sociaux, pourtant aigus et urgents. "Vous n'aurez pas travaillé
pour un jour, écrit Ozanam, si vous négligez cette formidable question de la misère, qui ne souffre pas de retard." A la fois avocat et journaliste, le regard d'Ozanam sur les
injustices sociales est sévère et sans compromis. "Les grandes fortunes industrielles sont comparables à ces royautés barbares qu'on élevait sur le pavois, et qui étaient
portées sur des épaules d'hommes." Caution morale du patronat, le clergé du XIXe siècle voit dans la misère ouvrière un mal nécessaire. Cette réserve déconcerte
Ozanam. "En morale, nous ne connaissons pas de mal nécessaire." Profondément croyant et attaché au clergé, Ozanam veut s'investir dans un renouveau de l'Eglise qu'il
veut plus proche du peuple. "Le Dieu des ruines est aussi celui des résurrections." Il reçoit à cet égard un soutien sans réserve de Mgr Affre, archevêque de Paris (1793-1848). Après sa
rencontre avec les Filles de la Charité de la paroisse Saint-Médard, il décide de s'engager plus avant. Il fonde en avril 1833, avec quelques compagnons de la Sorbonne, la première
conférence de charité dans l'église de Saint-Etienne-du-Mont à Paris. C'est le premier jalon de la Société de Saint-Vincent-de-Paul.
Par olivierlendo@msn.com
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Publié dans : Ozanam et son temps
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La première conférence de charité est lancée en avril 1833 par une poignée d'étudiants. Ozanam et ses compagnons se réunissent dans l'église
Saint-Etienne-du-Mont à Paris, et mettent leur oeuvre naissante sous le patronnage de la Sainte Vierge et de Saint Vincent de Paul, le grand saint du Grand Siècle
(1581-1660). Qui est-il ? Originaire des Pyrénées-Atlantiques (Gascogne), le petit pâtre Vincent doit son nom de famille aux marais qu'il parcourait sur des échasses dans les
Landes. Le patois "paôulo" vient en effet du latin palus qui signifie "marais". Devenu prêtre par ambition, pour faire fortune, il
découvre à Folleville l'appel de Dieu au chevet d'un paysan moribon qui se croit abandonné par Dieu. "J'ai été curé des champs." raconte-t-il. Nous sommes en
1617. Dans la même année, Vincent Depaul (orthographe d'origine) monte sa première action humanitaire à Châtillon-sur-Chalaronne. "Je dois aimer
mon prochain, fait à l'image de Dieu et objet de son amour (...)". Au milieu des guerres civiles et religieuses, sa conviction profonde est que Jésus-Christ vit et
subsiste à ses côtés par les pauvres. "Bien qu'il fût le Seigneur de tout le monde, le Christ s'est fait le plus pauvres des hommes." Pour servir Jésus-Christ, il faut
se donner de la peine, payer de sa personne et mouiller sa chemise. "Aimons Dieu, mais que ce soit aux dépens de nos bras, que ce soit à la sueur de nos visages." Mais
pour lui, aucune action, aucun projet, aucun succès ne repose sur ses propres forces humaines. "Tout le bien qui se fait vient de Dieu." Vincent
Depaul puise sa force dans la prière à laquelle il ne manque jamais. "Il faut demander à Dieu que ce soit lui-même qui nous éclaire et nous inspire ce qui lui est agréable." Cet
amour de Jésus-Christ dans les pauvres habitera toutes ses fondations apostoliques et humanitaires qu'il portera par tous les pays. "Qu'heureuse est la condition d'un
missionnaire qui n'a point d'autres bornes de missions que la terre habitable."
Par olivierlendo@msn.com
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Publié dans : Société de Saint-Vincent-de-Paul
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